Antoine Hénaut – « Poupée Vaudou »

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Antoine Hénaut – « Poupée Vaudou »

Un artiste qui décide de prendre son envol et c’est vraiment agréable… Un superbe album musicalement surprenant et agréable. Antoine Hénaut, m’a plu avec son écriture douce et légère qui l’air de rien vous en dit long sur le personnage. J’apprécie particulièrement sa plume, des belles rimes et de bons rythmes. Un album qui fera vibrer votre été, merci Ophélie pour cette découverte, une mention spéciale pour les titres Comme en avion et Mon bonheur… Coup de coeur. Arrivage sur la planète le 24 juin 2016.

stay In The Mood

Antoine Hénaut, jeune homme au patronyme provincial, nous vient des Hauts-Pays belges (sud ouest de Mons, assez loin). Là-bas, il a un passé de jongleur dans l’école de cirque de Honnelles, une toute petite maison nichée dans la campagne, et un joli coup de plume qui l’a vu écrire pour quelques artistes outre-Quiévrain (dont Suarez). Un premier titre, «Quelqu’un de bien», lui ouvre la voie de la radio, et la joie stressante des premières parties, comme Les Ogres de Barback, Brigitte ou Michel Delpech. C’est fin 2012 que sort en Belgique «36.000», son premier album. Antoine confirmera alors – à son grand étonnement – être un sacré performeur sur scène. En témoignent un duo avec Thomas Fersen sur la Grand-Place de Bruxelles, des clubs et des festivals évidemment, et même une tournée sur une péniche un peu partout en Wallonie. Le temps d’écrire à nouveau pour Suarez («Au bord du gouffre», «Le temps de voir», c’est lui…), Antoine enchaine et claque alors une série « paroles & musique » autour de son nouveau statut: il est désormais officiellement chanteur, auteur, et il commence à grandir… Tel un héros de Franquin, poussé mince, avec de gros pieds, et un regard curieux planqué derrière des lu- nettes de vrai myope, il ouvre grand les yeux sur les rues de notre monde, et sur son for intérieur, en s’éton- nant de tout, en riant en coin de ce qui le dépasse, mais sans jamais se moquer. En France, Antoine a séduit LE LABEL-[PIAS] , qui abrite en ces murs les carrières de Jean-Louis Murat, de Mélanie De Biasio, de Saule, Abdal-Malik, ou encore Radio Elvis. Et qui sortira cet été son premier album, «Poupée Vaudou», précédé d’un premier single, au très réussi clip. «La vie s’écoule», un titre délicieusement détourante, se veut une ode au «Carpe Diem», au «rendons-nous compte qu’on est occupés de vivre un bon moment ». Jamais loin de toutes les méditations amenant à la «pleine conscience » (mais ironique quand même), Antoine nous y parle de ces repas, de ces jardins, de ces bons vins, de ces instantanés magiques qu’on a tous vécus, mais auquel on ne pensait pas en les vivant. Et dans les temps troubles que nous traversons, le titre est salutaire et commence à être repris par beaucoup de radios, à commencer par France Inter.

Son album aborde aussi une vie de sportif -et d’amour- manqué («Sportif»), une crainte pathologique pour l’avion -et l’amour- danger («Comme en avion»). Il passe en revue les autres tourments d’un jeune homme en ce début de siècle bien trouble: le temps qui passe et laisse ses traces («Poupée Vaudou»), la jeunesse qui pointe et file déjà («Comme un grand»), l’ego qui surnage au fond de l’étang («For intérieur»). Une écriture plus assumée, plus personnelle aussi, que sur son premier album. C’est en tout cas ce qui revient des premières écoutes, celles des amis proches parfois lointains. Sur scène, Antoine reste ce jeune chien fou au charme désarmant, qui déclenche une sympathie immédiate chez tous ceux qui l’ont vu. Namedroppons : Mickey 3D, Thomas Fersen, et même Biolay, mais avec cette touche belge salutaire. On pense aussi évidemment à Saule, avec qui il a partagé tellement d’expériences.

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