Aujourd’hui sort N°1. Carré-court est tout simplement rafraichissant et surprenant… Hum comment dire, j’adore ce style 60′ un peu Soul, Ce Ep dégage une classe folle et sans tomber dans le cliché, le duo apporte sa touche qui est très douce et agréable. vivement l’album…

Stay In The Mood

Avec leur son teinté de blues, leur look vintage et leur attitude désinvolte, CARRE-COURT a réussi à concocter une musique des plus savoureuse qui ne demande qu’à éclore. La réedition de leur EP N°1 avec un bonus-track alléchant. On a hâte !!!

Attention il ne faut pas s’y tromper ! Carré-court ce n’est pas Vidal Sassoon, Marie Quant ou encore Twiggy en plein swinging London. Carré-Court ce n’est pas lisse, c’est sur la frange, à la marge, toujours décalé. Carré-court c’est Blondie sur la plage abandonnée de la Madrague, c’est initial B.B dans l’underground New-Yorkais, Down Town. C’est Bonnie & Clyde faisant du Rock & Roll à une époque où le Roll avait encore toute sa place. C’est du Elvis noir, du Chuck Berry blanc, du Rhythm & Blues mais celui qui transpire la sincérité et les histoires d’amours ratées.
CARRE-COURT - N°1 EPCarré-Court c’est un duo de jeunes gens old school originaire de Limoges qui sont là où on ne les attend pas, mais c’est aussi un homme et une femme, Émilien & Julie. Ils font propres sur eux. Ils sont beaux mais à y regarder de plus près ça frotte, ça grince. Il y a du Happy Days des sixties mais aussi la noirceur des grandes dépressions. Il y a cette voix qui nous enjôle, magnifique mais c’est pour mieux nous retourner comme des carpettes et nous entraîner sur des chemins de traverse.
Avec leur premier E.P, ils nous draguent, nous aguichent et un titre comme “I Don’t Care” aurait pu mettre un Cassius Clay Knock out d’un direct du gauche. Une main de velours dans un gant de fer. Mais pour mieux nous perdre, ils nous tendent la main et nous relèvent avec “When Somebody Says” pour mieux nous coucher sur le tapis, pris par surprise avec “I said”. On croit comprendre leur petit jeu avec “Baby you don’t mind” et on se laisse totalement aller, séduits par cette fraicheur et cette spontanéité désarmante. Et soudain on se rappelle que nous sommes en 2017 et à regarder les actualités on se dit qu’on reprendrait bien un peu de douceur.
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